Depuis le 1er août, les tarifs réglementés de vente de l’électricité affichent une nouvelle hausse moyenne de 2,5 %, proposée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Concrètement, cette augmentation concerne de nombreux foyers français, propriétaires comme locataires, et se traduit par une facture annuelle en hausse d’environ 26 euros pour une consommation moyenne. Que signifie cette hausse pour votre budget logement ? Quels leviers pour limiter l’impact sur vos dépenses énergétiques ? On fait le point.
Pour un foyer ayant une consommation annuelle de 4,5 MWh (ce qui correspond à la moyenne pour un logement standard), la facture d’électricité passe de 1 046 euros à 1 072 euros par an. L’augmentation est donc de 26 euros sur l’année.
Cette hausse s’applique à tous les particuliers dont le contrat d’électricité est indexé sur les tarifs réglementés. Si vous êtes locataire ou propriétaire occupant, et que vous n’avez pas changé pour une offre de marché, vous êtes directement concerné.
La principale raison de cette hausse est la revalorisation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). Ce tarif permet de financer l’entretien et le développement du réseau électrique, afin de garantir la distribution de l’électricité dans de bonnes conditions, partout en France.
Cette évolution intervient alors que le gouvernement a récemment présenté un plan national d’électrification comprenant 22 mesures, dont une qui vise à accélérer le déploiement des pompes à chaleur réversibles dans les logements. L’objectif est de favoriser la transition énergétique, mais cela s’accompagne, pour les particuliers, d’un coût supplémentaire sur la facture.
Pour la plupart des ménages, ce surcoût de 26 euros par an peut sembler modéré, mais il s’ajoute à d’autres dépenses énergétiques qui ont déjà augmenté ces dernières années. La hausse concerne tant les propriétaires que les locataires (lorsque l’électricité est payée directement par le ménage).
Si vous êtes bailleur, cette hausse peut impacter la répartition des charges avec votre locataire, surtout si le logement est loué avec chauffage électrique.
Même si la hausse est décidée au niveau national et s’applique automatiquement, il existe des moyens d’en limiter l’impact :
Le plan national d’électrification met justement l’accent sur le déploiement de ces solutions dans les logements. Toutefois, la source ne précise pas ici de dispositifs d’aides ou de subventions spécifiques pour accompagner les particuliers dans ces démarches.
L’augmentation de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité depuis le 1er août se traduit par une facture supérieure de 26 euros par an pour un foyer moyen. Face à cette évolution, il est plus que jamais utile de faire le point sur la performance énergétique de son logement et d’anticiper d’autres hausses possibles à l’avenir. Optimiser sa consommation ou envisager des travaux d’amélioration énergétique peut permettre de limiter l’impact sur votre budget.